J’aime pas la surpêche

Vous aussi, j’en suis sûre, vous essayez de faire attention, lorsque vous achetez du poisson, et tentez de ne prendre que des espèces non menacées. Vous traquez peut-être les labels, privilégiez les poissons d’élevage sans doute, bannissez le thon rouge assurément. Malheureusement, vous (par là j’entends nous) contribuez encore involontairement à dépeupler nos fonds marins. Hélas.

C’est en lisant un article très intéressant paru dans le hors-série de Cuisine Actuelle de mars-avril que je m’en suis aperçue. On y explique comment les quotas de pêche sont sous-évalués et surtout jamais respectés, comment la pêche à grand fond (où l’on racle le fond en ramenant tout à bord) induit un gaspillage monumentale étant donné que les bateaux ne gardent que l’espèce qu’ils cherchent et comment l’aquaculture accentue encore ce « naufrage écologique ».

Photo: lepoint.fr

Bon donc, concrètement, quelles sont les espèces à bannir de votre liste de courses:

  • le thon rouge (attention, l’albacore ou thon jaune de couleur rouge n’est lui pas en voie de disparition)
  • la lotte ou baudroie de l’Atlantique
  • le lieu ou colin d’Alaska
  • le saumon de l’Atlantique
  • le carrelet ou plie
  • le merlu
  • le flétan de l’Atlantique Nord
  • la sole de la Mer du Nord et de l’Atlantique Nord
  • le cabillaud
  • la dorade rose
  • l’empereur
  • l’espadon
  • le grenadier de roche
  • le sébaste de l’Atlantique Nord

Ca fait beaucoup, hein ? Du coup on se dit  « Prenons plutôt du poisson d’élevage, là au moins on est sûr qu’il y en a assez ». Erreur. Car, toujours dans cet article, on explique également que l’aquaculture n’est de loin pas la bonne solution. En effet, il faut nourrir les poissons (tous carnivores) avec de la farine… de poisson. Et surtout avec force antibiotiques et autres cochonneries pour éviter qu’ils ne claquent tous à cause de leur promiscuité. Du coup, rien n’est moins écologique que le poisson d’élevage…

Bref, on est dans la mer-de (!).

Forcément, vous me direz « Mais qu’est-ce qu’on bouffe alors ? ». Comment dire… Le choix se restreint considérablement ! Il vous reste le maquereau, la sardine, les crevettes, le lieu noir, le hareng, le rouget, le bar, le merlan, les huîtres, le homard. Sans en abuser, vous pouvez également vous rabattre sur le thon jaune, l’omble, le turbo, ainsi que certains des poissons mentionnés dans la liste plus haut mais d’autre provenances.

Bien sûr, la meilleure solution reste de manger local, à savoir de privilégier les poissons du lac et des rivières. Mais là évidemment, le budget augmente de manière exponentielle…

Moi je dis: il nous reste plus qu’à brouter de l’herbe (d’alpage, sinon ce sera pas bio). Et sans péter parce que ça fait des trous dans la couche d’ozone.

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